L'Affaire Coca-Cola
| Titre original : | L'Affaire Coca-Cola |
| Lieu : | Etats-Unis |
| Catégorie : | Dossiers et grands reportages |
| Thématique : | Multinationales / lois internationales |
| Production : | Canada |
| Date : | 2009 |
| Durée : | 85 min |
| Réalisateur(s) : | Carmen Garcia & Germán Gutiérrez |
| Auteur(s) : | . |
| Format : | . |
| Photographie : | . |
| Montage : | . |
Programmation
Détails
Deux avocats américains, Daniel Kovalick des United Steel Workers of America et Terry Collingsworth du International Rights Advocates, croient fermement que les multinationales américaines devraient être tenues responsables pour les pratiques parfois douteuses de leurs partenaires d’affaires à travers le monde.
Ils ont découvert une arme pour faire la leçon aux entreprises délinquantes en déterrant une loi vieille de 200 ans, le « Alien Tort Claims Act » qui permet à des étrangers de poursuivre aux États-Unis des citoyens américains qui violent les lois internationales. Ils veulent faire appliquer cette loi à des cas d’abus perpétrés par des compagnies multinationales. Le film raconte leur bataille contre l’icône par excellence de l’Amérique : la compagnie Coca-Cola !
Les allégations portées contre Coca-Cola sont graves. La compagnie est accusée d’avoir fermé les yeux pendant de nombreuses années sur les agissements des gérants d’usine d’embouteillage en Colombie: congédiements, menaces et assassinats de leaders syndicaux. Il y a eu huit morts. On reproche aussi à Coca-Cola d’avoir réprimé de façon brutale des manifestations organisées par des syndicalistes en Turquie. Le système judiciaire corrompu dans ces deux pays a laissé les crimes impunis. C’est ce qui motive Dan et Terry à demander justice sur le territoire américain.
Insatisfaits de la lenteur des démarches judiciaires, ils ont contacté l’activiste Ray Rogers de Corporate Campaign qui se spécialise dans la mise sur pied de campagnes de dénonciation auprès des médias d’information et du public en général. La campagne Stop Killer Coke bat son plein depuis plusieurs années. Le site http://www.killercoke.org/ est le quartier général de la campagne. L’annulation des contrats de machines distributrices de produits Coca-Cola sur de nombreux campus universitaires aux États-Unis, au Canada et en Europe a commencé à faire mal à la compagnie. Les pertes financières pour Coke se chiffrent en millions de dollars. Mais par-dessus tout, cette campagne nuit à l’image de la compagnie.
L’ampleur de cette mobilisation a amené la société à entreprendre des négociations discrètes pour tenter de parvenir à un règlement avec Dan et Terry. Ces négociations, en soi, représentent déjà une victoire : « Comment une société qui n’a rien à se reprocher peut-elle accepter de dédommager des victimes par des millions de dollars? », se demande Dan. Les enjeux sont importants pour nos deux avocats : s’ils signent, ils auront gagné la plus importante bataille de leur vie.
Les cinéastes ont suivi pendant trois ans, pas à pas, les péripéties de la campagne et des négociations, de New York à Bogota, de Pittsburgh à San Francisco, Miami et Atlanta, du Guatemala au Canada… recueillant les états d’âme des protagonistes dans un « road movie » judiciaire plein de rebondissements.
C’est l’histoire d’une importante bataille pour les droits humains mais c’est surtout et avant tout une belle histoire de solidarité internationale.
Carmen Garcia
Carmen Garcia fait ses débuts de productrice en 1984 à Ciné-Contact avec L’enjeu des femmes, une série documentaire réalisée par des cinéastes du monde entier, dont Mira Nair.
En 1988, elle fonde avec German Gutierrez les productions du Système qui deviendront Argus Films – et produit : Le système D de German Gutiérrez, L’Église du sida de Gilles Courtemanche et La terre des autres coproduit avec la réalisatrice Mary Ellen Davis. Carmen Garcia a également collaboré avec des sociétés comme Pixcom et Gala Films, et aussi avec l’Office national du film du Canada en tant que productrice, scénariste et réalisatrice (On a marché sur la terre, Journal intime du corps humain, Variations sur un thème familier, Sociétés sous influence, L’effet bœuf).
Depuis 2003, après un contrat à Téléfilm Canada, elle donne un nouveau départ à Argus Films. Titres récents : L'affaire Coca-Cola, Sans banque et sans, Le voyage de Nadia - Prix Caméra au point – RIDM Prix spécial du Jury Figra, Qui a tiré sur mon frère? (2005) – Prix du public - Festival du Nouveau cinéma, nomination pour un prix Jutra, Best of Festival, Columbus, L’école symphonique
Germán Gutiérrez
Né en Colombie, Germán Gutiérrez a étudié l’art dramatique à Paris avant de s’installer au Québec, il y a plus de trente ans. Après des études en cinéma, il travaille d’abord comme assistant caméra et ensuite en tant que caméraman pour Radio-Canada, l’Office national du film et diverses maisons de production.
Tout en continuant à assurer la direction de la photographie sur une grande variété de productions, il passe rapidement à la réalisation, s’intéressant d’abord aux sujets sociaux et politiques. Son travail le mène alors aux quatre coins du monde, souvent dans des pays en conflits : Cambodge, Sarajevo, Afrique du Sud, Rwanda et Salvador.
Comptant plus d’une vingtaine de réalisations, dont La familia latina (1986, Gerbe d’Or au Festival de Yorkton), Société sous influence (1997), Martin’s Infierno (2002) et Qui a tiré sur mon frère? (2005– Prix du public au Festival du nouveau cinéma), il a également collaboré à plusieurs séries pour la télé, dont Survivre (1999) et Technopolis (2001).
Son remarquable travail sur la série lui a valu de nombreuses récompenses, dont le prix Gémeaux de la meilleure série documentaire en 1999 et 2001, et le Merit Award pour la meilleure direction photo à l’International Wildlife Film Festival en 1999.




